Les évolutions récentes relatives à l’amélioration des processus et techniques de test laissent une large part aux modèles de maturité. Ces derniers sont nombreux, TMM, TPI, TOM, TAP pour les plus usités. Basés sur le niveau de maturité des organisations, ces modèles se déclinent généralement suivant deux volets, une partie évaluation et une seconde consistant en la mise en place d’un plan d’amélioration. Concernant l’évaluation, l’ensemble de ces modèles possède un point commun : l’utilisation de questionnaires. Souvent décriée, cette pratique est intéressante si on l’utilise à bon escient, et que l’on donne l’exacte place à l’analyse des éléments dépouillés. Cet article regroupe quelques bonnes pratiques pouvant présider à l’utilisation des questionnaires en phase d’évaluation. Positionner le questionnaire d’évaluation Les questionnaires interviennent durant la phase d’audit du niveau de maturité de l’organisation. Ils sont une pièce importante de cette démarche, mais bien entendu, pas la seule. Ils interviennent au même titre qu’un certain nombre d’autres outils, parmi lesquels : Le questionnaire est un outil important, même si l’équipe, chargée de conduire l’audit, doit garder à l’esprit que les réponses ne sont que l’opinion d’une personne à chaque fois. Seule l’analyse des résultats de l’audit confirmera ou infirmera les réponses. Il ne faut pas accorder une importance démesurée au questionnaire. Il est surtout utile pour comparer la perception que l’organisation a de son degré de maturité par rapport à son niveau réel. Cela évite l’écueil de beaucoup d’entreprises, qui décident de plans d’actions sur la base de leur perception des processus. Seul l’audit permettra de rendre de telles conclusions, en tenant compte du retour d’analyse des procédures en cours. Contenu des questionnaires Chaque entreprise spécialisée dans ces démarches d’évaluation possède ses propres questionnaires. La tendance est d’entourer leur contenu d’un certain mystère. Cette propension relève plus du « marketing » que d’une justification de la réelle plus value industrielle. Ce qui est certain, c’est que depuis qu’Ilène Burnstein, l’une des promotrices du modèle TMM, a conçu la première matrice de questions, les évolutions entreprises sont plus de l’ordre de la personnalisation que de la révolution. Aussi, les questions relèvent plus du bon sens, et ont pour vocation à couvrir les domaines suivants : Format des Questions/ Réponses Compte tenu des impératifs de dépouillement, il faut éviter les réponses ouvertes même courtes. De plus ce type de réponses, doit plus tôt être obtenu lors des entretiens. Il y a deux formes principales de réponse souhaitables : Un modèle numérique avec des pondérations allant de 1 à 5, le plus gros poids. Par exemple, à la question « votre équipe possède t elle une compétence outils », les réponses pourraient être les suivantes : L’autre schéma est d’établir seulement 4 réponses à chaque question : Chaque modèle a ses avantages et ses inconvénients. Pour le premier: Pour le second : Par expérience, le deuxième modèle est plus simple à utiliser. Les résultats obtenus permettant d’avoir une bonne perception de la maturité des activités de test. S’assurer du bon retour des questionnaires Pour être un outil utile, les questionnaires doivent être complètement remplis et renvoyés. Les réponses donnent à l’équipe des indications sur ce qu’il faudra étudier. Elles permettent également de disposer de l’état d’esprit des parties en présence. On pourrait penser qu’avec l’appui du management, les questionnaires sont remplis et renvoyés rapidement. En général, il n’en est rien. Seuls 25 à 30% des questionnaires sont retournés « naturellement. ». En général, les destinataires lisent le document, se rendent compte que beaucoup de questions demandent réflexion et préfèrent le mettre dans une liste de « à faire », dont il ne sortent que rarement. Plus simplement, ils peuvent se considérer comme très occupés et remettre cette tâche à plus tard. L’autre problème auquel on peut souvent être confronté et l’anonymat des retours. Pour y remédier, on peut mettre en place des références croisées, permettant de relier un code à un destinataire. Pour augmenter le taux de retour, deux pistes peuvent être explorés : Il vaut mieux utiliser ces deux dispositifs en dernier ressort. La méthode la plus efficace est peut être : Après les phases d’entretien, l’équipe doit comptabiliser le taux de retour, pour se prononcer sur la représentativité de l’échantillonnage. Si ce n’est pas le cas, et en dernier ressort, demander l’intervention du management.


